Irasshaimase, Bienvenue, Huan ying dans mon monde.

jeudi 4 février 2016

Le dernier roi d'Angkor

Jean-Luc Coatalem, nous entraine dans un voyage cathartique au plus profond d'un secret de famille. 

Lucas, journaliste, est un homme entre deux rives, un pied à Paris un autre ailleurs. Courant après des chimères, sa chimère Bouk. Mais qui est il ? Bouk c'est l'enfant mystérieux, qui le week end rejoint la famille. Maitre des intrigues et des aventures d'enfance, qui disparaitra subitement à l'adolescence. 

Cette famille à un lien particulier presque mystique avec l'Asie, les souvenirs des colonies indochinoises s'égrainent et alimentent l'imaginaire. Et cette injonction constante "Bouk est retourné à Angkor" scande le temps depuis le départ de cet ainé fantasmagorique et mystérieux. Mais lorsque Lucas se retrouvera dans une impasse émotionnelle, il partira à la reconquête de ce frère perdu. Il débarrassera son être d'adulte, des mensonges de l'enfance.

Il ira visiter ce Cambodge humide, collant, oppressant et mystérieux. c'est là que Lucas verra au fond de sa quête et finalement son trésor n'était pas si loin. Le bout du voyage était à quelques encablures de chez lui. Mais comme souvent dans les voyages au long court, il faut essuyer nombres de récifs et de tempêtes pour trouver le calme du port d'attache tant attendu. 

Le dernier roi d'Angkor, invitation à vivre ce pays.



Bonne lecture !

Haruko

Exposition à voir

Bonjour bonjour !

Waouh ça fait un petit moment que je n'ai rien partagé. Bon au cinéma, je ne peut pas dire que j'ai été emballée par ce que j'ai vu dernièrement. 

Par contre je vous conseille, si vous passez dans le coin de Bavay, d'aller jeter un oeil curieux à la nouvelle exposition du musée, Marguerite Yourcenar et l'empereur Hadrien, une réécriture de l'Antiquité. Je ne suis pas une fan de l'auteure, pour être honnête je n'ai rien lu d'elle. QUOI ???? oui je sais, une immortelle, engagée, mais rien ne m'attire vers ses livres. L'exposition, à le mérite de me pousser à lire son best seller Mémoires d'Hadrien. 

A lire aussi Thermae Romae, je sais que l'on peut se demander pourquoi associer un manga et un roman Français. Et bien parce qu'Hadrien est au centre de manga. 

Voila voila !!

Haruko 

dimanche 10 janvier 2016

lundi 30 novembre 2015

L'Amant

A l'image de Pierre Loti dans Pélerin d'Angkor, j'ai réalisé un rêve d'enfant en visitant ces lieux si mystérieux.


 
Pendant nos vacances, nous avons suivi les traces de Marguerite Duras, dans la moiteur du delta du Mékong de Sa Dec à Vinh Long.



Roman policier des vacances

Partant en vacances à des milliers de kilomètres, il me fallait limiter le poids et la place prise par les livres donc juste un livre pour les longues escales et les après-midi au bord de la piscine pour souffler un peu.

Mon choix s'est porté sur La vérité sur L'affaire Harry Quebert de Joël Dicker.

Ce roman vous tient en haleine jusqu'à la fin. Certaines choses se déduisent mais d'autres vous laissent sans voix. 

Le propos de base de ce roman c'est la réhabilitation d'un grand écrivain en disgrâce, par la plume de son élève.  

Harry Quebert et Marcus Goldman, deux plumes, deux parcours de vie.
 Harry, devenu un écrivain à succès suite à la parution de son second roman les origines du mal, encensé par les critiques, professeur d'université respecté, mais discret. Homme solitaire, trainant une cassure profondément ancrée en lui.
Marcus s'est forgé une identité sur du vent et des mensonges, il trouvent en Quebert le modèle et le mentor qui fera de lui un grand écrivain. Fier de son succès,il oublie un peu ce mentor. Il se tourne vers lui lorsqu'il ne peut plus écrire et pense souffrir de la maladie des écrivains, La page blanche.

Son mentor l'invite donc à Aurora dans sa maison, pour prendre du recul, se recentrer ... profiter de la vue sur l'océan, du calme. Au cours de cet été, des restes humains sont retrouvés dans le jardin de la maison et une vieille affaire refait surface éclaboussant le Grand écrivain Quebert.
Cette affaire va faire craquer le vernis de la petite bourgade et révéler un passé sombre loin du calme qui semble régner ici d'ordinaire. 

Plongez dans l'enquête, noyez vous dans les méandres de l'humain, dans la complexité des sentiments qui l'habite. 

C'est un excellent roman. Le scénario est bien ficelé.  Je n'en dirais pas plus, au risque de révéler l'intrigue et ses rebondissements.



Bonne lecture à vous !

Haruko

jeudi 20 août 2015

Le petit Prince

Le petit prince de Mark Osborne.

Quand les américains récupèrent un classique français à quoi s'attendre ? Et bien à un dessin animé magique, de toute beauté, qui garde la poésie et la féerie triste de l’œuvre originale.

Oui le petit prince est triste mais si beau. (Quoi faut bien que je justifie mes yeux rouges à la sortie de la salle et l'épaule mouillée de Darling.)

Le dessin animé se distingue par le travail sur les différentes séquences. Les animations en papier, les univers ... Chacun connait la réplique culte de la rencontre entre le renard et le petit prince. On ne voit bien qu'avec le cœur l'essentiel est invisible pour les yeux, mais au fond en avons nous toujours compris le sens profond ?

Ici notre héroïne va découvrir qu'apprivoiser peut faire des bleus à l'âme mais qu'il est beau de faire cette expérience car on en sort grandi. Et qu'avoir un brin de folie, une part d'enfance ne gène en rien le fait de devenir un ou une adulte formidable bien au contraire, ça nous rend vivant. 

Alors oui mille fois oui aller voir ce petit prince. Il vaut le détour.

Bonne toile !!
Haruko


Récemment au cinéma

La femme au tableau,

Film émouvant sur la restitution des objets d'art volés aux juifs par les nazis. C'est le combat d'une femme pour récupérer le portrait de sa tante Adèle Bloch-Bauer, peinte dans les années 20 par Gustav Klimt. Cette œuvre d'art est considérée comme la "Joconde" autrichienne.

 Maria Altmann, octogénaire excentrique, se met en tête suite au décès de sa sœur de réunir ses souvenirs. Or cette immigrée qui a fui l'Autriche sous la montée nazi, compte parmi ses plus précieux instants familiaux, cinq peintures de Gustav Klimt. Elle charge donc un jeune avocat, Randol Schoenberg, d'une mission qui semble impossible ... récupérer ses biens spoliés. 
Dans un premier temps le jeune homme est septique et ne voit qu'une opportunité financière et un moyen de booster sa carrière, mais en plaidant la cause de Maria, il se replonge dans son propre passé, lui le petit fils d'un grand compositeur. Et contre toute attente c'est lui qui mènera une lutte acharnée contre l'état Autrichien, amenant ce dernier sur les bancs du tribunal, pour reconnaitre ses erreurs. Soutenus par de nombreux personnages secondaires, c'est un combat à la David contre Goliath qui se joue.

Inspiré d'une histoire vraie, il fait écho aux différents procès pour la restitutions d’œuvres mal acquises. Il montre que des fois le dialogues pourrait être la clé mais que face aux portes fermées le désespoir et la ténacité sont des armes bien plus massives. 

 Je tire mon chapeau aux acteurs.  

J'ai beaucoup aimé. Je le conseille si vous aimez Klimt, si vous avez aimé le discours d'un roi, le Majordome... 




 Adèle Bloch-Bauer.


 Bien à vous !!

Haruko

mercredi 29 juillet 2015

Ant-man

Et la série Marvel continue ... en avril je suis allée voir le nouvel Avengers au Grand rex, avec Darling. Cette fois ci pas de marathon incluant 48 heures de cinéma,juste une soirée. 

Alors avant que le film ne commence j'étais un peu mitigée, oui je sais ... il n'y a pas que Tony Stark. Et bien Ant-man, m'a agréablement surprise. On y découvre un des piliers de Marvel, le docteur Hank Pym et son costume qui nous plonge au royaume des fourmis. 

L'humour est au rendez vous, comme bien souvent ces derniers temps dans les Marvel, mais le scission se fait plus présente, on sent que les choses vont devenir sombre. 

Scott Lang reprit de justice, se voit offrir la possibilité de devenir le super-héros que sa fille voit en lui. Hank Pym cherche la rédemption, pour avoir était le premier Ant-man et avoir créer la formule permettant de réduire l'homme à la taille d'une fourmi, cette même invention qui couta la vie à son épouse et l'éloigna de sa fille. 

C'est une histoire de super-héros, de pères et ... bref c'est un Marvel.




Bonne toile !!
Haruko

mardi 28 juillet 2015

Bons baisers de ...

Il y a un mois j'ai découvert le jardin des Géants à Lille. C'est un jardin juste derrière la gare Lille Europe, un petit coin de verdure sympa.

jardingéant

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Un petit voyage en Afrique. 
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Les géants bronzent sous le soleil Lillois.

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Bien à vous !!

Haruko

Nobi nobi les petits derniers arrivés dans ma bibliothèque.

Ils sont deux, ils sont superbes et ils sont destinés tant aux enfants qu'aux adultes.

Le mot qui arrêta la guerre, d'Audrey Alwett et Ein Lee.

Deux frères, deux artistes, mais l'harmonie de la vie et de la nature prend fin lorsque le Daimyô déclare la guerre à son voisin. Cet acte contraint tout les jeunes hommes d'au moins 16 ans à devenir soldat. Shigeru, va devoir laisser ses origamis, pour devenir soldat et peut-être même mourir. Mais Seï n'entend pas les choses de cette oreille et souhaite faire changer d'idée le Daimyô. Pour cela il va faire ses plus belles calligraphies. 
Il a trois jours, trois mots pour changer le cours du destin et sauver son frère. 

Ce conte est magnifique, tant par les illustrations (je sais je suis pas objective j'adore le travaille de l'artiste) que par la conclusion. J'ai été ému vraiment, parce qu'il résonne comme un appel dans notre vie d'aujourd'hui. Il invite à écouter les mots, et à se poser les bonnes questions. 


Une fois de plus Nobi nobi à su ravir mon amour des belles choses. On aborde un sujet pas forcément drôle tout en finesse et en beauté. 


Le second c'est le très coloré Urashima Taro au royaume des saisons Perdus, de La luciole masquée et Fuzichoco. 

Urashima Taro est un jeune pêcheur. Un jour, il sauve une tortue d'un groupe d'enfants. Un geste ordinaire qui semble anodin. Mais cette tortue, n'est pas n'importe qui, elle est la fille de Ryûjin, le roi des mers. Otohimé, convie Tarô dans le palais de son père. La vie au palais est riche en découvertes, peu à peu Tarô s'attache à Otohimé. mais un jour il s'inquiète poour sa famille et surtout ses parents. Il remonte donc à la surface avec un cadeau de la princesse et le serment de ne pas ouvrir ce cadeau. Mais la curiosité l'emporta et par là même le temps. 

On retrouve des références à la culture occidentale, la boite de Pandore mais aussi Bran le navigateur. Pourtant c'est un conte traditionnel asiatique, il a connu de nombreuses variations, c'est un conte universel qui met en avant un trait de caractère bien humain, la curiosité. 


Bien à vous et bonne lecture.

Haruko !!