Irasshaimase, Bienvenue, Huan ying dans mon monde.

lundi 5 octobre 2020

Gaufres et dragons

Comment ne pas succomber au super programme qu'offre ce art book, du sucré et des écailles. Et oui je suis gourmande et fan de dragon, alors forcément ce projet m'a tapé dans l'oeil. Et puis j'ai découvert un artiste dont l'univers me plait énormément. Je l'ai croisé sans le savoir au détour d'un jeu de société, d'un visuel de wakfu ... 

Alors si comme moi vous aimez les gaufres et les dragons, c'est sur ulule que ça se passe. Le lien est juste en dessous. 

https://fr.ulule.com/gaufresetdragons/


Bien à vous !

Haruko

mardi 15 septembre 2020

Kiroho Les disparus de Bois-sur-mer.

 Petite BD des éditions Ankama qui avait attiré ma curiosité il y a quelques temps pour plusieurs raisons (dessin, ambiance et puis la curiosité). 

L'histoire est sympathique, mais elle laisse un goût d'inachevé ce qui est dommage. C'est une histoire en un volume, qui entre directement dans le vif du sujet sans présentation des personnages, de leurs interactions, de l'univers des kiroho. 

L'auteur tient clairement un univers qui mériterait d'être développé. Quand on referme le livre, on se dit qu'il lui faudrait un préquel et une suite. Pour ma part, j'ai accroché à l'histoire et à cet univers d'esprits, mais je suis restée sur ma faim, avec des questions Comment devient on chasseurs de Kiroho ? Pourquoi les kiroho sont mauvais ? Comment se forme ceux qui ont une forme objet ou animal ? Y a quoi dans toutes les fioles du professeur ? Pourquoi il a un Kiroho en fiole ? Ont ils tous des pouvoirs ? ...

Bref vous l'aurez comprit j'ai aimé l'histoire mais avec un petit regret. Si vous aimez les histoires d'esprits dans la brume, les récits courts et agréable à lire, alors vous trouverez votre bonheur. 



Bien à vous !!

Haruko

lundi 31 août 2020

Quelques sorties depuis le déconfinement.

Pandémie oblige je sors peu dans les lieux où je suis susceptible de finir dans une foule. Je suis donc aller voir quelques films, parce que oui ça m'a manqué de ne plus aller au ciné. 

Le premier c'était "En avant", juste après le déconfinement. 

Et puis il y a eu Scooby doo, car oui j'adore Scooby. Ce film était génial pour pleins de raisons: c'est un film d'animation raison 1, Il y a l'ancien générique raison 2, des références à d'autres épisodes/films de Scooby Doo raison 3, des références à l'univers Anna Barbera raison 4 et ... je vais m'arrêté là mais si vous aimez Scooby et la mystery team alors foncez. 

Ah oui je suis aussi allez voir Lucky strike, un film de gangster coréen. Si vous aimez les histoires à tiroirs, les coups du destin et le cinéma coréen alors Banco, ce film est pour vous. 

Pour continuer sur le cinéma coréen, mais ce coup si d'animation, il ya eu un joli lob métrage appelé "Nous les chiens". Ode à la meute, à la liberté et au fait que les chiens quoi qu'ils adviennent sont les meilleurs amis de l'Homme. Attention si votre petit coeur est sensible "nous les chiens" vous fera pleurer assurément. Certaines images sont dures l'abandon, les combats de chiens, la violence de l'Homme sur l'animal. Mais les couleurs et la fin vous redonneront le sourire et si vous avez un chien, vous aurez envie de lui faire un méga câlin. 

Comme pour faire écho à l'actualité, "la famille Big foot" met en avant la menace qui pèse sur l'Alaska. Big Foot après avoir retrouvé sa famille, s'engage dans une nouvelle cause, noble certes mais lui des siens défendre une vallée de l'exploitation pétrolière. Il est question de greenwashing, sujet d'actualité puisqu'on veut nous vendre de l'électricité verte, des voitures vertes ... mais sans prendre en compte l'ensemble du cycle de production/recyclage. Ici le greenwashing à le visage d'un magnat du pétrole qui "fait du pétrole vert" à grand renfort de fracturation du sol (y a comme dans l'idée de dénoncer aussi la fracturation hydraulique et le gaz de schiste). C'est une histoire de famille et de grande cause à défendre. 

ET enfin celui que j'attendais TENET de Christopher Nolan. 
C'est mon explosion, j'avais besoin d'avoir la rétine qui sature, et le palpitant à 200. Film d'espionnage sur fond de nouvelles technologies futuristes, avec une brochette d'acteurs qui vaut le détour, une bande son electro, le tout dans une course contre la montre autour du monde. Je crois que j'ai été aussi scotchée à l'écran que lorsque j'ai vu Inception. Je pense que c'est le genre de film on aime ou on n'aime pas, y a pas d'avis demi teinte. 

Bonne toile !

Haruko

jeudi 25 juin 2020

Quand je reprends le clavier...

Waouh deux ans, voila presque deux ans que le blog est en sommeil. 
Aujourd'hui je suis venue le dépoussiérer et je lis le dernier message que j'ai laissé. Il parlait de Black Klansman. Il y a un triste écho puisque je parlais déjà des Black lives matter, et nous en reparlons à nouveau suite au meurtre de G.Floyd il y a tout juste un mois. Les lignes bougent mais pas forcément dans le bon sens. 

Je reprends la plume puisque comme au début de cette aventure en dent de scie, je change de vie. Quand j'ai commencé à écrire, je quittais ma vie d'étudiante pour travailler et maintenant je donne le clap de fin à mes années de médiation dans la culture. 

Alors pour ce déconfinement du blog, c'est avec ma sortie cinéma que je vais reprendre le chemin du clavier. 

Je suis allée voir "En avant", voyage initiatique au pays de la magie. Quand croire en soi, faire confiance à un frère un peu mono maniaque du JDR et faire un bout de chemin dans un vieux van pourri avec un demi-père va emmener Ian dans une aventure folle à deux pas de chez lui. C'est une quête, une vraie avec un boss final badass, des alliés inattendus, des énigmes et des épreuves et au final Ian va trouver ce qu'il cherche depuis tant d'années. 


Bien à vous !

Haruko.

lundi 10 septembre 2018

Black Klansman, adapté par Spike Lee

Depuis le mois de mai, je suis restée loin du clavier car j'ai une mission de tout les instant m'occuper d'un jeune chiot fou. 
Mais j'ai eue le temps de lire et voir des films quand même. Alors je vous partage une petite pépite cinématographique : Blackkklansman, j'ai infiltré le Ku klux Klan de Spike Lee.




Synopsis:


Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l'histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.


En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convier d'en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le "Grand Wizard" du Klan, David Duke, enchanté par l'engagement de Ron en faveur d'une Amérique blanche. Tandis que l'enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu'une opération meurtrière se prépare. Ensemble, Stallworth et Zimmerman font équipe pour neutraliser le Klan dont le véritable objectif est d'aseptiser son discours ultra-violent pour séduire ainsi le plus grand nombre. (Allociné)



Le pouvoir de ce film est à la fois dans l'humour et le message qu'il délivre. Spike Lee joue sur deux tableaux, celui des années 70 et aujourd'hui avec l'Amérique de Trump. Il y a d'un côté les black panthers et le ku klux klan et de l'autre les suprémacistes blancs et les black lives matter, 50 ans plus tard. En 2018, il faut encore et toujours se battre pour que nous ne sombrions pas dans un monde où la tolérance ne serait qu'un vague souvenir d'une époque révolue. Dans les années 70, Ron Stallworth, membre de la police et afro-américain, va avec un certain culot infiltrer la haine et faire vaciller le KKK. Cette histoire vraie est à l'origine du film. Vous allez rire, mais aussi grincer des dents ou pleurer. J'ai rarement vu une salle de cinéma aussi silencieuse et une ambiance aussi lourde à la fin d'un film. Mais si certains avaient besoin d'un électrochoc ce film en est un. 
Je vous invite à aller le voir pour tout un tas de raisons, garder foi en ce que nous sommes, garder la flamme contre l'obscurantisme, rester à l'écoute ... 

Bien à vous.

Haruko

samedi 28 avril 2018

Alternative écologique

Petit test du soir, bonsoir !!!

J'ai testé les "bee wrap", mais c'est quoi donc que ces choses ? 

Et bien tout bêtement c'est de la toile cirée maison. Alors je vous arrête tout de suite, on ne peux pas faire une nappe cirée, à moins d'avoir un super méga grand four. Je vous explique.

Pour mon test, j'ai choisi mes plus jolis tissus de récup', teint par mes soins lors d'une session teinture naturelle. Il vous faut aussi de la cire d'abeille et votre four. 

Sur un papier cuisson, posez votre tissu repassé (c'est un plus pour avoir un rendu optimum), sepoudrez de paillettes de cire (pour ce premier test, j'ai été un peu trop généreuse sur la cire.) et après on enfourne à 80° jusqu'a ce que la cire ait parfaitement fondue. Laissez refroidir sur une grille ou une surface plate. Pour ma part, j'ai laissé le tout sur ma plaque de cuisson et j'ai laissé refroidir toute la nuit. 




Bon ça c'est le coté petit chimiste, mais vous allez me dire HARUKO à quoi ça sert ? 

Si vous souhaitez réduire vos déchets, vous pouvez remplacer votre aluminium ou cellophane qui couvre vos plats, qui emballe vos sandwichs ...

La cire se nettoie facilement avec une lavette humide. Si les taches sont un peu tenaces, rincez à l'eau tiède, pour éviter de faire refondre la cire. Un petit coup de torchon et hop paré à être réutilisé.

Attention à ne pas utiliser un tissu trop épais, la souplesse ne sera pas géniale. Vous pouvez prendre les mesures de vos plats pour ajuster les dimensions de vos toiles. 

Et quand la toile montrera des signes de faiblesses, il suffira de recommencer l'opération.

Alors à vos fourneaux !!!

Haruko

vendredi 27 avril 2018

Amour aquatique

J'ai depuis mon enfance un faible pour la belle et la bête, et La forme de l'eau est, en son genre une histoire de Belle et de bête. 

Une jeune femme muette, travaille comme technicienne de surface dans un laboratoire scientifique et va croiser la route d'un spécimen un peu particulier. Une forme de vie aquatique, cobaye d'expérience avec qui elle va interagir, communiquer, car au delà des apparences, pour lui elle est normale. 
Elle va donc au mépris des règles et de la société aimer cet être. 

La forme de l'eau vous entraine dans le monde fantastique de Del Toro, moins effrayant que le labyrinthe de Pan, moins japon que Pacifique Rim, le réalisateur vous prend la main pour lentement mais surement vous faire glisser dans l'onde. 

Et à nouveau la bête n'est pas celle que l'on croit. Un peu long par moment, il vous emmène doucement vers la magie. Cet instant suspendu où le secret est révélé. 



Haruko.

vendredi 16 février 2018

The greatest showman

Pourquoi aller voir ce film ?

  • Il y a Hugh Jackman. Je sais c'est un argument qui n'a pas énormément de poids pour certains mais pour moi c'est un argument de choc.
  • Il y a une bande son qui déchire et des chorégraphies vitaminées. 
  • C'est l'histoire d'une cirque dans son expression originelle, bizarre, intrigant, flippant, mais on ne peut pas s'empêcher de pousser la porte du Barnum Circus. Comme pour se rassurer sur notre normalité, sur notre place dans le monde. 
  • C'est une quête de soi. Le personnage principal n'a qu'un but éblouir et prouver qu'il a réussi mais à quel prix ? D'autres se demandent si la réussite et la dignité se jugent au prestige et au succès ? Faut il renoncer à soi pour entrer dans le moule ? Faut il renoncer à ses rêves ?
  • C'est une histoire de normes et surtout de gens hors normes. Ils sont grand, petit, albinos, voltigeurs noirs, poilus, célèbre ou non ... mais ce sont avant tout des artistes qui vibrent sur cette piste aux étoiles. 
C'est une furieuse envie de se lever dans la salle et de danser, danser comme jamais, comme si la transe nous gagnait, comme si d'un seul coup quelque chose de primaire se réveillait au très fond de nous. 
C'est un spectacle, vous allez rire, vous allez pleurer et surtout vous allez aimer. 

Film comédie musicale dans la même veine que moulin rouge. 







Je suis une douillette affective ...

Mais en vrai ça veut dire quoi ?

J'ai l'impression de ne pas être armée pour vivre dans notre monde, comme si je n'étais pas née dans le bon espace temps. J'ai pris conscience de ce trait de caractère, un peu à mes dépends, je ne supporte pas les conflits, les discussions animées qui finissent en eau de boudin me font monter les larmes, j'ai mes sentiments à fleur de peau...
J'ai passé une bonne partie de ces dernières années à chercher à devenir plus forte, à m'endurcir et de ce fait à changer ma nature profonde. Cette même nature profonde que je ne peux pas changer mais que je dois apprivoiser.
Même si je suis un peu plus vulnérable, je peux vivre aussi bien que n’importe qui, je ne suis pas malade, je souffre pas d'un trouble psychologique, j'ai juste une nature plus affutée. 

Je suis une éponge, votre stress, vos problèmes, vos émotions s'agrègent aux miennes et d'un petit caillou génant dans votre chaussure, je me retrouve face à mon Everest. 

Ce que vous dégagez sans vous en rendre compte, je le prends de plein fouet. Lorsque vous avez des peines, des douleurs, des journées stressantes ... que vous ne le dites pas par choix, pour ne pas embêter les autres ou de ne pas nous attrister, et bien je le ressent et tout ces sentiments deviennent partie intégrante des miens, durant le temps où je suis à vos côtés. Ils se déversent dans mon petit coeur d'éponge. Il en va de même pour vos joies, vos bonheurs, je les perçoit et les ressent de manière vive. Ce qui vous révolte, me révolte et cette révolte des fois me fait souffrir car je me sens impuissante et faible.

Je suis une personne avec une armure ... j'ai bâti autour de moi, une limite qui ne peut être franchi, que lorsque vous trouvez la petite porte dérobée. Quand vous avez la clé, c'est tout mon monde qui s'offre à vous. C'est là que je deviens le clown, l'amie, la créatrice, la photographe amateur, l'épouse, l'enfant. Cette armure maladroite et fragile, est supposée me protéger. Elle prend du coup le masque de la distance, de la colère et des fois de l'exubérance. 

Je base mon existence sur des relations de qualité, un réseau d'amis sûrs qui est ma seconde famille. Je sors régulièrement, je rencontre des gens et ça me rend tout à fait heureuse.

On dit des gens comme moi que leur atout, c'est d'être facile à aimer.  Les autres s’attachent à nous, notre entourage apprécie notre qualité d’écoute, notre faculté à nous mettre à la place d’autrui.

Toutefois, je dois m'entraîner à être moins sensible aux disputes et aux désaccords. Une prise de bec n’est jamais fatale, surtout si l’autre est une personne qui m'apprécie réellement. Il faut parfois se frotter au réel et faire des étincelles pour apaiser une situation.

A l'heure d'aujourd'hui il faut continuer à s'intéresser aux autres, ils ont beaucoup à offrir, mais il faut garder à l'esprit que se préoccuper plus des autres que de soi ne nous fait pas forcément du bien. 
Je ne suis pas moins importante que mes proches, j'ai le droit d'exprimer mes besoins et mes désirs. 

J'ai le droit de vivre MA vie, une vie qui me ressemble, une vie où je suis à l'écoute de moi-même aussi. Il me faut  trouver un équilibre !!

Dans la revue Respire parue le 17 janvier, il y a un très bon article sur les hyper sensibles.

Lanceur d'alerte quand internet n'existait pas ...

Avec Darling, nous sommes allés voir Pentagon Papers de Steven Spielberg.

Le film revient sur le scandale de la guerre au Vietnam et comment il a éclaté sous l'administration Nixon. On suit le parcours de Katharine"Kay" Graham à la tête du Washington post et des journalistes qui contre l'avis des avocats vont, à l'aube de leur entrée en bourse, choisir d'exercer leur liberté d'expression.

Le rôle de Kay est mené par Meryl Streep, elle semble très timorée par rapport à la vraie Katharine Graham, mais c'est peu être là un choix scénaristique. Un choix qui montre combien il était compliqué d'être une femme à la tête d'une entreprise familiale, combien il est difficile de faire le bon choix. On est à une époque où politiques et journalistes dînent dans les même soirée mondaine, où les uns côtoient les présidents et les autres les délégués à la défense ... mais quand vient le moment de ce choix certains sans complaisance, publie et font éclater la vérité. 

Ce film résonne un peu . Les journaux sont encore aujourd'hui chargés de raconter des faits que les gouvernements cherchent à cacher sous les tapis. Mais on a aussi l'impression que les vrais journalistes se font rares, et qu'on ne laisse plus aux lecteurs le droit d'exercer son sens critique. J'ai l'impression que c'est internet qui a prit le relais des journaux. Que désormais il est le terreau des grandes batailles de notre temps. 

Pour le côté émancipation féminine, on repassera, comme dit plus haut je trouve la Katharine Graham d'Hollywood très tiède, elle avait l'air d'être une femme beaucoup plus forte. Pour ce qui est du journalisme, je trouve que le film rappelle qu'il est difficile d'exercer ce métier. Que la transparence peut couter cher, mais aussi combien elle est nécessaire. La démocratie, le pouvoir au peuple, c'est peut être à cette notion de base qu'il faut revenir ? 

Certaines critiques du film sont assez virulentes, rappelons que c'est Hollywood et ses préjugés, que c'est du cinéma et pour le coup le film n'est pas estampillé cinéma engagé. Bien que tiède voir insipide pour certain, il rappelle un fait passé et peut amener le cinéphile à aller plus loin si il le souhaite. La réflexion peut se mener en dehors des salles obscures. 



Bonne toile à vous.

Haruko